<< Mon paradis artificiel >>
Jeunesse dépravée, décadente, toujours sur la pente. 16 ans & déjà 3g dans le sang. Les soirées, les fêtes s'enchaînent. Les bouteilles, les cocktails aussi. Et on danse de minuit, jusqu'à la fin de la nuit. Certains finissent allongés sur le macadam, épuisés, abîmés & fatigués. Les autres prennent un rail de cok' , puis deux, puis trois.. On ne s'arrête pas. Mais cette nuit là, je ne voyais que toi. Faisais-tu partis, toi aussi, de ce qu'on appelle paradis artificiel ? J'ai succombé à tes cheveux chatins, parsemés de méches blondes. A tes yeux bleus, je me suis laissée prendre au jeux. Tu m'attirais, le pétard à la bouche, sourire au coin des lèvres, flash de tékila entre les doigts. Moi j'adorais ça. Tu m'as prise par le bras, on était dans la rue à ce moment là. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, juste que je t'aimais. Nous nous sommes assis sur le trottoire, tu as sorti ton pochon, tu as roulé un cadavre, j'ai ris. Sûrement étais-tu trop imbibé toi aussi. La musique me parvenait doucement au tympan : seul toi & ta voix étiez roi.
AmandineD ♦